50 nuances d’Odrey – 1ère partie – Oclide

– Cinq coups de canne ! exige-t-il. J’attends cela depuis trop longtemps.

A genoux sur le fauteuil du salon, je cambre craintivement mon fessier au vue de la correction annoncée. Les enfants viennent d’être déposés signifiant le début de notre soirée. Les coups secs ne m’épargnent pas. La canne ne fait jamais dans la demie mesure. La douleur se propage, franche, le long de mes fesses. Néanmoins, mon ventre gronde de besoin. La soirée sera perverse.

Pendant cette période tant surréaliste qu’angoissante, nous avons reçu l’invitation de nos amis O’drey et Jean Marie. A la réjouissance de nos retrouvailles s’ajoute la nécessité de clôturer cette expérience confinée.  Le frisson d’attente se fait à nouveau ressentir teinté de stress inévitable. Nous rejoignons leur antre, enjoués, et ravis de pouvoir discuter et crier avec nos comparses. Les affaires déposées à l’hôtel où nous avons nos habitudes et nous sonnons à leur porte vêtue d’une ample robe fleurie estivale et mon Maître avec son emblématique costume sombre. O’drey nous accueille, radieuse, son yeux émeraude étincelants de vice. Une bise à Jean Marie et nous migrons vers la salle de bain. Sous la robe fluide se dissimulait mon magnifique serre taille ébène accompagné d’une jupe gladiateur faisant à peine de l’ombre à mon string minimaliste. 

Mon Maître déballe avec précaution, une majestueuse cape en tulle noire rehaussée de plumes en guise d’épaulettes. L’effet est saisissant, je ressemble à une mariée de la concupiscence, auréolée par ce voile vaporeux. Le blanc laiteux de ma poitrine mise à nue tranche avec la noirceur de ce voile virginal, emprisonnée entre un large collier de maintient que mon Maître vient de m’installer. Une chaîne pour me guider et nous effectuons notre deuxième entrée menée à l’autel par la main de mon Maître. 

— Tu es vraiment magnifique, ma reine. Profite de ta soirée, murmure t il.

— Je t’aime mon amour, répond je en souriant.

Les invités se retournent sur notre passage, complimentant l’heureuse élue. Je me laisse porter par la musique solennelle et croise son regard radieux de vivre ce moment magique. Les invités montent au fur et à mesure l’escalier et nous accueillons avec plaisir nos complices Margareth et Sir Stephen, suivis de prêt par une surprise à laquelle nous ne nous attendions guère : Léa et Stéphane ! La soirée sera torride considérant le sourire qui traverse son visage. Une heure s’écoule et ceux que nous attendions gravissent les marches, Maitresse Pandora et Nicolas. Effectivement, nous avons à organiser un futur week end mais ceci est une autre histoire. Petits fours et coupes, les calories essentielles avant l’entrée en scène, nous déambulons parmi l’ensemble des convives qui s’est étoffé :  A&M, Maîtresse J, HB.

Enfin, nous échangeons sur nos passions communes avec des tierces personnes. Nous comblons un véritable manque car, bien que nous sommes intarissables sur le sujet, cette réunion de personnages hauts en couleurs permet de sortir de notre couple. Quasiment autant que le reste des jeux, ces discussions nous ravissent, liant en même temps des amitiés perverses. D’autant qu’avec nos amis vanilles, il est difficile de placer le « martinet » ou » Maître » dans les conversations.

Néanmoins, au bout de deux heures, l’impatience électrise l’assemblée et comme à l’accoutumée les feulements de Margareth ouvrent le bal orchestré par Sir Stephen. A la suite, telle une volée de moineaux, les participants s’éparpillent se précipitant sur ratelier, chaise, pouf, anneaux tant et si bien qu’après un rapide changement de tenue nous peinons à trouver une place de libre.

Amusé par cette foule, Maître M me positionne à quatre pattes pour rougir mon fessier au martinet tout en profitant du spectacle. Quelques minutes plus tard, il capte un geste de Jean Marie en prise avec une soumise au visage d’ange, en levrette sur pouf.

Le majestueux tatouage de son dos ondule en rythme des caresses qu’A lui prodigue sur le visage en harmonie avec la griffe qui lui laboure le dos. Menée à ses lèvres luisantes, je ne me fais aucunement prier pour goûter son parfum envoûtant. Les vagues virent en mode mer agitée, déchainées par la langue inquisitrice. Mes mains écartent ses globes pour m’enfoncer dans les abysses à la recherche de trésors. Son coquillage se démasque, m’entrainant vers sa caverne d’où je plonge sans hésiter. Les Maîtres commentent

– Oclide adore les femmes, précise Maître M

– Effectivement, j’ai l’impression qu’elle lui fait de l’effet, approuve Jean Marie.

puis reprennent leur activité où il s’était arrêté, la griffe telle des hameçons rayant sa peau colorée et le martinet comme une tempête qui s’abat sur l’étendue de mon dos provoquant des éclairs d’intrusion dans sa grotte accueillante.

Des soupirs, des sourires, des râles montent de notre enchevêtrement jusqu’à ce que mon Maître me dégage de la houle vers d’autres écueils. Merci belle soumise pour ce doux tsunami….

 Je reprends pied – enfin genoux- sur la terre ferme jusqu’à Margareth et Sir Stephen, spectateurs. Grande amoureuse des femmes, Margareth m’embrasse avec passion tandis qu’ils commentent les poids que mon Maître vient de suspendre à mes lèvres intimes accompagné du mors en métal sur leurs acolytes. Cette fois, bien ancrée au sol, je gémis sous les mains expertes de la gourmande. Des pinces en métal effilées décorent mes seins, qu’elle triture provoquant des cris de jouissance.

– Tu profites, Oclide. Mais la soirée est loin d’être terminée me susurre mon Maître en me caressant les cheveux.

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