L’anniversaire de mariage – Oclide

13 ans de vie commune dont 5 ans de mariage, voici toute notre histoire. Bien que le mariage soit symbolique à nos yeux, nous jouissons de ce prétexte annuel pour dîner au restaurant en tête à tête amoureux. Un rituel gourmand et romantique. Néanmoins, cette année nous avons opté pour une formule un peu différente. Un petit extra.

Au menu toujours de bons petits plats (avec du chocolat of course!), agrémentés de câlins guimauves essentiels à notre existence. Gastronomes dans l’âme et amateurs de bons crus -plaisir des sens avant tout-, nous composons notre repas idéal. Nous adorons mettre de l’attention sur l’ensemble de ces détails, après tout il s’agit de célébrer un évènement. Même nos tenues sont soumises à une validation respective.

Cette fois ci, nous dînerons à la maison. Si, si avec un petit peu d’imagination. Des bougies, une nappe blanche, de la musique envoutante… que peut on souhaiter de mieux pour une soirée exceptionnelle ?

Une petite précision, cependant sur le mobilier, notre table de cérémonie. Nous l’exigeons majestueuse, à la hauteur de notre soirée, vivante.

L’annonce est donc diffusée sur le site « Recherchons un travesti – ne bridons pas notre fantasme, voyons grand ! – pour notre anniversaire de mariage afin qu’il nous serve de table lors de notre dîner romantique. Merci de poser votre candidature ».

Sur les trois postulants, nous sélectionnons Juliet, une brune piquante à la curiosité forniphile. Nous accueillons donc dans notre antre, un personnage qui va réquisitionner notre salle de bain dès le pas de porte franchit.

Nous patientons, enlacés, parés de nos plus beaux atours, en robe rouge dont la décence m’interdit l’extérieur et mon cher et tendre en costume sombre. Car ce soir, Oclide la soumise n’est pas de mise. Maître M et sa belle fêtent leur amour, en accueillant un soumis servant et utile.

Une heure plus tard -véridique- les talons claquent enfin sur notre parquet. Heureusement, car les coupes de champagnes défilent vite… Bref, l’attente en valait la peine, la transformation est bluffante. Juchée sur ses talons, d’une féminité débordante, elle se dirige vers nous pour nous embrasser. L’azur de ses yeux remplie d’étoiles nous envoûtent instantanément.

« Bonjour Juliet, enchanté. Prends une coupe, je t’en prie », débute mon Maître, civilisé.

« Merci monsieur » murmure la mystérieuse.

Echanges de banalités s’ensuivent qui s’avèrent rapidement captivantes, la conversation s’étire. Le courant s’active entre les trois protagonistes. Mais le ventre gronde, de besoins primaires. Les bases de la pyramide de Maslow, tout d’abord.

« Nous souhaitons diner, Juliet. Tous les plats sont dans la cuisine » déclare mon Maître.

« Bien Monsieur ».

En parfaite soubrette, Juliet exécute son service, présentant les mets avec grace tout en gardant la prouesse de tordre outrageusement les fesses. Pour nous, la discussion a repris, roucoulant comme des tourtereaux à la lumière des bougies. Elle virevolte pendant que nos regards s’enchaînent. Celui de mon Maître, plus fragile, se décroche quelquefois pour plonger dans mon décolleté déroutant. Malgré quelques incartades, l’échange se poursuit, nous nous remémorons l’ensemble de nos aventures et expériences à venir.

« Approche toi, Juliet » lui adresse t il enfin.

– A quatre pattes,

Puis ajoute

– Sers toi ma belle, m’adressant son sourire pervers. Et toi, si une seule assiette chute, tu va goûter à mon martinet » après avoir disposé les plats sur son dos droit comme une planche.

– Bien, monsieur

Je souris en croisant les jambes puis avance mon pied vers sa tête penchée, à bonne position de prosternation. Je perçois son trouble lorsqu’elle embrasse ma chaussure à haut talon.

– Profite ma chérie et joyeux anniversaire.

– Joyeux anniversaire mon amour. Je lui adresse un regard chargé de vices passionnés.

Pensées et mains amalgamées, nous rayonnons de bonheur partageant cette complicité unique. Encore un baiser langoureux et notre conversation reprend. Nos mots d’amour vitaux fusent quasi jusqu’à écœurement, les plats et coupes se succèdent paresseusement tandis que nous occultons complètement notre mobilier.

En revanche, nous sommes enchantés de sa solidité sans faille. Statique, les quatre pieds fermement ancrés dans le sol malgré ses léchouilles imposés ou une main baladeuse sur son cul arqué. A peine un petit frémissement lors de l’introduction d’un rosebud canin. Gavés comme des oies ou farcie, c’est selon, le festin s’achève.

Mon Maître débarasse le couvert et déplace le meuble jusqu’à son entrejambe. Désireuse de lui offrir un cadeau pour cet évènement, je m’approche à mon tour de son pantalon, prenant les rênes. Je dégage son pénis nerveux et coulisse la peau de son membre énergiquement. A genoux, je le gobe, ne perdant pas un instant la connexion de son regard puis pousse la tête de Juliet vers son membre vertical. Son excitation est palpable et se traduit par une exclamation rauque :

– Vous me faites bander, mesdames

Une gaterie pour mon aimé qui ne peut le laisser de marbre. Mais quel homme n’a pas rêvé de ce fantasme séculaire ? Deux femmes surexcitées alternant bouche à bouche ou bouche à vit. Mon homme ne porte pas la cape de Superman. Bref, je scrute ses réactions en souriant, mon Maître renversé sur son fauteuil, les yeux mi clos en train de jouir de ce moment.

Quelques va et vient d’émotions et je suis invitée à regagner mon fauteuil, en parfait miroir de sa position précédente. Mes cuisses largement écartées accueillent la langue inquisitrice de Juliet s’activant sur mon clitoris érigé. Petit shoot easy d’endomorphines.

Comblée, je l’incite à reprendre une position serviable, la fonction de soubrette est de nouveau activée.

— Quel est ce sourire Juliet ?

– Cela m’excite beaucoup monsieur. Vous êtes adorables.

Nous échangeons un regard appuyé avec mon tendre : quel parfait accessoire multi fonctions : table, vibromasseur, quoi d’autre ? De plus notre objet s’amuse… c’est Byzance.

Juliet dessert la table tout en se dandinant, surjouant son rôle de domestique dépravée récoltant et distribuant des caresses à chaque passage. L’alcool et son bourdonnement ininterrompu transforme l’ambiance de la soirée. De fait, le son augmenté de la musique, influence notre rythme.

– Viens, ma belle. Me dit il, prenant ma main

Deux trois danses avec mon amoureux, un autre de nos vices d’euphorie, nous demeurons de véritables romantiques. D’un pas effrené, il me fait tournoyer, m’attrappant la taille tandis que je m’aggripe à ses épaules. Des baisers volés aux oeillades étourdissantes, nous sommes comme des amoureux lors du premier rendez vous. Encore une danse, je passe sous son bras mais cette fois, il me pince la taille, stoppant à sa moitié le cercle que je devais exécuter.

La  main se plaque entre mes omoplates pour me faire rencontrer la table de la salle à manger. Cul quasiment par dessus tête, je laisse faire cette poigne qui me maintient applatie tout en remontant mes jupons. Le string presqu’arraché, son vit ardent me presse la rondelle. L’engin ne se fait pas trop prier car ravi de cet invité surprise. Sans être annoncé,  l’invité profite de la fête, s’empiffrant goulument au buffet. Quant à moi,  parfaite hotesse qui l’accueille avec tous les égards qui lui sont dus, enchanté de cette visite impromptue. Copiant les clichés cinématographiques, mes mains se crispent sur la nappe, tout à mon extase. Encore une fois, nous rayonnons de plaisir. Et entre deux prises d’assaut, j’entrouve un oeil distinguant Juliet qui nous guette, malicieuse. Enfin je me retourne, l’embrassant à pleine bouche affamée, conquise et conquérante.

– Vous êtes magnifiques, nous déclare notre spectatrice.

–Merci , un sourire confondu sur mes lèvres.

– Approche toi Juliet, commande mon mari.

Docile, elle se prête à ses gestes dominateurs qui refont surface et prend à son tour un rôle d’équerre sur la table de reception.

– Cul bien dressé. Ordonne t il.

Fière et honteuse, elle piaille en parfaite caricature lorsque le martinet lui martyrise ses deux globes offerts. Mon aimé œuvre en parfaite maîtrise et je croise sa pupille incandescente. La pluie tombe dru sur son arrière train demandeur mais cramoisi. Son trou s’élargit à mesure de l’abatage. Quelques doigts en surplus et elle finit par se vider sur notre parquet comme une sorte de femme fontaine.

– Ce n’est même pas du sperme… Tu es vraiment une souillon, nettoies immédiatement.

A genoux maintenant, elle s’active, le sourire aux lèvres, chargée d’hormones.

Enfin rassasiés et considérant l’heure tardive, notre soirée se termine en douceurs, papotages et câlins doucereux, également enchantés de cette rencontre et de cette expérience. Une fois partie, nous nous pelotons une dernière fois dans nos draps. Mon aimé, mon amour…

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