Premier pas dans les cordes – Oclide

Premier pas dans les cordes

La pause des anneaux nécessite un temps de cicatrisation incompressible, les pénétrations sont donc à éviter. Néanmoins la sexualité est si riche, abondante, si complexe que nous ne risquons pas de nous ennuyer. Quand une passion nous guide, l’imagination déborde…. C’est pourquoi, Maître M, studieux, met à profit cette parenthèse pour découvrir un thème qu’il avait jusque là repousser : les rudiments du shibari.

Pendant plusieurs soirées, le nez dans ses livres, il s’est exercé à représenter des figures sur mes jambes, mes bras, mon corps…pendant que moi même, je lisais tranquillement mon livre ! En modèle cobaye poupée, vive les situations décalées. En outre, je l’entends marmonner pendant qu’il entrelace mes membres.

« Donne moi, ton bras ».

« Ce n’est pas trop serré ? »

« Comment te sens tu ? ». qui me font sourire.

L’entraînement est fondamental pour maîtriser les bases pendant une séance d’encordage et avant d’atteindre la fluidité du geste, rien ne vaut la répétition.

Ce soir, pendant que je termine innocemment mon roman, il a relié mon tibia droit sur ma cuisse droite. Impossible d’étendre la jambe, la corde la contraint délicieusement. Même en lisant, cette pensée s’inscrit dans le fond de mon esprit, de mon mollet parallèle à mon fémur. Je suis allongée sur le dos, pour l’instant, cette position ne m’indispose pas beaucoup.

Dans un deuxième temps il s’occupe de mon autre jambe, lui fait revêtir les cordes et l’élève à la verticale, créant un angle droit. Le cordage s’enroule au crochet fixé sur notre poutre. Ma jambe est donc maintenue en l’air.

Je perds la page de mon livre. Effectivement, je n’avais pas remarqué qu’il avait lui même fermé les siens.

La figure représentée par le bas de mon corps est indécente. Je n’avais évidemment pas de culotte et donc mon entrejambe est d’un seul coup, béant. Après qu’il me photographie la scène, il me montre le résultat. Si bien que la conséquence est instantanée, je mouille abondamment. Drôle d’effet de se sentir excitée par sa propre exposition.

« J’en ai pas fini avec toi », basculant dans son rôle de Dominant.

Ainsi, ses lectures l’ont inspiré, il positionne le cadenas sur les anneaux et dispose un coussin sous mes fesses. En étant ainsi offerte, mon anus mis a découvert attire son regard. Finalement, le seul trou encore disponible.

Étrangement, je ne sais pas quoi faire de mes bras libres, cette liberté accordée me gêne presque. Néanmoins, j’ose une initiative mais vite rabrouée

« Ne me touche pas soumise »

De sorte que mes mains indécises agrippent les draps, se posent sur mon visage, tire sur mes cheveux. Je me tortille, mon ventre s’impatiente et me fait gémir, attendant la suite.

Enfin, sa queue dressée, dure, s’avance vers mon orifice. Il s’introduit, je ne peux bouger, mes jambes immobilisés, je succombe à cette satisfaction d’intromission. La sodomie est interminable, il en profite. A l’opposée de cette volupté bridée, exponentielle, qui s’insinue dans ma colonne vertébrale.

Je cris. Mais c’est tout.

« C’est tout ce que tu auras ce soir »

C’est terminé. Il a pris son plaisir. Je suffoque quasiment hystérique de cette jouissance inaccessible, volée, arrachée de mon ventre en feu. Pas encore. Et pourtant je n’ai pas le choix.

De ce fait, il me détache, mes jambes retrouvent leur indépendance et pourtant je me recroqueville, en position fœtale, sur le matelas. Je suis presque en train de sangloter de frustration. Clément, il m’ordonne de me positionner à quatre pattes. Peut être aurais-je le droit à une petite compensation ? Et non.

Afin de dompter mon fauve intérieur , Maître M s’est saisit du martinet et l’abat avec énergie mon postérieur qui revêt vivement une couleur vermillon. Bien que cela ne soit pas ce que j’espérais, cela me calme, m ‘apaise. Encore une fois, la douleur m’aide à rendre supportable la chaleur qui me dévore.

Dans un deuxième temps, il s’extrait du lit, pour se tenir debout sur le parquet en se masturbant nerveusement. Un dernier rabaissement. Le sperme qui est prêt à gicler de son pénis turgescent ne sera même pas une récompense pour ma bouche gourmande. J’aimerai pourtant tellement accueillir ce présent.

Cependant, il s’éloigne du lit. Le sperme s’écoule, éjecté par l’orgasme, maculant le parquet de notre chambre. Déçue, je ne profiterai donc pas de sa semence. Mais je n’avais pas réellement compris son intention initiale. Il m’attrape par la chevelure et me traîne vers le sol.

« Lèche le sol, comme une vraie chienne, nettoie le sol »

Excitée, je peux déguster son sperme, je lape avec avidité le parquet, ne voulant laisser aucune goutte. Il se moque de ma position, m’insulte mais au fond de moi, cette situation m’excite au plus au point. Humiliée mais presque rassasiée, je le remercie avec véhémence pour cet présent.

« Merci Maître. Merci pour votre cadeau ».

Je reste à quatre pattes en position de chienne et lorsqu’il me dirige vers le lit, je me couche à ses pieds, heureuse de cette condition. Je sens sa chaleur, sa main caressante dans mes derniers instants de conscience

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