Dépucelage de Club – Oclide -1ère partie

Après bien des tergiversations, notre première dans un club BDSM… Oclide et Maître M prennent leur courage à deux mains et se lancent dans l’aventure… du vice !

Mon Maître et moi même sommes impatients. Impatients mais tendus. Comme à chaque nouvelle fois, comme à chaque nouvelle expérience nous revivons ce schéma. Cette poussée d’adrénaline qui nous secoue et nous motive. En plus, ces événements programmés de longue date s’installent dans un petit coin de notre tête, travaillant en mode caché dans notre cerveau, alimentant nos discussions. Cette fois ci, nous allons franchir le pas et nous rendre dans un club BDSM pour la première fois. Chez CC, s’il vous plait, ne laissons rien au hasard !

Les amis que nous avons rencontré à la Demeure, Maître F et C nous ont proposé de se joindre à eux, et, par la même occasion, de nous guider. Rassurés et enchantés par nos chaperons, nous préparons déjà cette sortie par des questions pragmatiques : comment s’habiller ? quels accessoires emportés ? En outre, le thème de la soirée nous laisse aussi perplexe, car contraints par nos plannings respectifs, nous nous engageons donc à découvrir aussi le monde Transsexuel. De fait, nous pulvérisons notre zone de confort en une seule soirée !

Enfin, nous déposons les enfants et nous nous rendons sur Paris, retrouver nos amis pour dîner. Cette invitation préalable comporte beaucoup d’avantages : reprendre contact, vérifiés les derniers détails logistiques et discuter fessées évidemment. Une amitié forte est peut être en train de se construire…

Après un excellent repas convivial, ils nous entraînent vers le club. La porte enfoncée dans un mur ne laisse rien présager au premier regard. Par contre, sur une plaque discrète figure le nom de l’établissement. Comme dans un film, Maître F, toque à la porte cochère et un homme sort dans la rue. Il s’agit du gérant qui nous accueille chaleureusement. A son invite, nous pénétrons dans un sas exiguë, sombre où une femme vêtue de cuir, tient le vestiaire, lui même protégé par des grilles. Au même moment, surgit une petite troupe de transsexuels, tout en excentricités. Ambiance.

Nous y sommes. Par conséquent, la transformation m’accapare : le collier, of course, mais aussi serre taille en vynil avec porte jarretelles et bas, soutien gorge noir, cuissardes et une laisse tenue par mon Maître. C, quant à elle, porte une mini robe noire, moulant son corps de manière excessivement affolante associée à des talons et son collier. Sans oublier nos Maîtres, toujours élégants, tout de noir vêtus, pantalon et chemise.

Après quelques marches, nous retrouvons dans une cave voûtée meublée de fauteuils sombres, laissant un bel espace au centre. Dans un coin, un bar apporte quelques conversations, le reste de la pièce est plongé dans une semi obscurité où glissent les murmures des convives plus ou moins nus. Bien que quelques transsexuels tranchent par leurs éclats de voix l’ambiance semble encore calme, il est tôt.

Maître F en presqu’hôte de maison, nous fait visiter les lieux en nous dirigeant vers un accès sur la gauche dans un premier temps, où nous découvrons un chevalet imposant, divers points de suspension avec pinces, une roue murale avec croix de Saint André et divers recoins câlins. Puis, traversant à nouveau la pièce principale, il nous oriente vers un autre espace, avec bancs, attaches nombreuses… L’ensemble constitue un petit dédale de couloirs tortueux, de pièces alambiquées dédiées aux jeux et au voyeurisme. Frissons garantis.

Par la suite, de retour au chevalet, Maître F annonce que C va prendre place afin que tout le monde puisse profiter du spectacle. Il souhaite ouvrir le bal, pas question de jouer aux spectateurs. Mon Maître s’installe dans un fauteuil, je le rejoins à ses pieds pendant que Maître F, attache la belle C aux poignets, aux chevilles et enfin autour de son torse. Pendant ce temps, la pièce se remplit, la rumeur d’une correction est passé en mode supraluminique.

La présence de personnes supplémentaires était un sujet que avions évoqué avec mon Maître : excitant mais intimidant. Impossible d’avoir une opinion. En outre, il s’agit d’un fantasme qui se concrétise, lui aussi. Pourtant en situation réelle, je me rends compte, étonnée, qu’il suffise que je garde les yeux sur mon Maître ou nos amis pour les occulter. A voir lorsque je serai sur le devant de la scène.

Maître F commence à s’échauffer sur la croupe admirable et relevée de C. Muni de ses martinets fétiches, il prépare sa peau. Déjà, le son des impacts résonne et s’amplifie dans la petite pièce. La tête pourtant dissimulée dans le trou prévu à cet effet du chevalet, elle se fait entendre de sorte que ses gémissements emplissent finalement la pièce couvrant les coups sourds. Ses fesses ondulent au rythme du martinet. Maître F a augmenté la cadence et frappe maintenant vigoureusement ses fesses offertes. N’y tenant plus, j’interroge humblement mon Maître pour obtenir la permission de m’approcher d’elle. J’ai tellement envie de l’embrasser. Ainsi, cette situation les réjouissant, mon Maître se lève et lui tire les cheveux pour lui relever la tête. De sorte qu’il me fait cadeau de sa bouche.

« Regarde qui s’approche ma soumise ? » proclame Maître F

« Ma chienne adore ça » répond Maître M en captant mon sourire.

De fait, elle ferme les yeux tandis que je joins nos lèvres. Nos respirations s’accélèrent, elle apprécie autant que moi. Ligotée, elle ne peut bouger, je suis à genoux devant elle, la caressant, lui agrippant son visage pour de longs baisers langoureux.

Devant notre enthousiasme, le martinet s’abat encore plus férocement. Nous geignons toutes deux, elle m’offrant ses frissons et moi en ressentant ses émotions, en l’accompagnant comme véritable sœurs de soumission. Aussi, je l’accompagne avec ardeur, de toute ma volonté par le biais de mes baisers, lui dévorant sa bouche.

Mais, malheureusement, au bout de quelques minutes, Maître M tire à nouveau ma laisse et je retourne à ses pieds, trempée. Frustrée. Tandis que Maître F fait descendre C, Maître M décide d’entrer en scène. Le rideau se lève et…j’ai le trac…

Je suis acheminée vers un palan où sont attachés fermement mes poignets. Échauffée par cette concupiscence déjà partagée, le martinet prend rapidement un rythme soutenu sur mes fesses, mon dos et mes épaules. Mon corps, par écho, rebondit à chaque collision. Je ferme les yeux et commence à partir. En définitive, étrangement, une bulle se forme autour de nous quatre, le public disparaît derrière la lumière de notre scène.

Les mains de Maître F s’attardent sur mes seins, les palpe et les pince sans modération. Avec voracité, j’aperçois ma charmante C, orientée par son Maître s’approcher de ma poitrine. D’autant que sa langue habile, titille les aréoles mis à disposition. Gourmande, elle che avec sensualité mes seins qui se dressent sous la caresse féline. Si bien que la violence du martinet s’éloigne devant cette friandise. Et pourtant dans un coin de ma tête, j’ai conscience du renforcement de ses coups. Qu’importe, la sensualité féminine l’emporte. Maître M le sait, il lit en moi, étant au fait de mon addiction lesbien. C, elle même, subie quelques fessées retentissantes de la part de son Maître. Les moqueries fusent de chaque côté.

« Elles nous oublieraient presque, les chiennes… » se moque Maître M.

« On peut dire qu’elles s’amusent toutes les deux… » renchérit Maître F.

Après quelques minutes de ce traitement, nous rejoignons notre place, aux pieds de nos Maîtres respectifs, haletantes. Eux, confortablement assis dans des fauteuils nous caressent distraitement la tête, en conversant sur leurs ressentis, véritablement réjouis de cette bonne entente.

En revanche, le chevalet attire l’oeil de mon Maître. La pause sera de courte durée, j’y prends maintenant place. La tête baissée, j’ai une curieuse sensation, j’entrevois des paires de chaussures à talons, d’autres vernies. Les voyeurs…en somme à la fois présents et absents. Ma vision se limite aux genoux… Étrange de ne percevoir que des morceaux de personnes…D’ailleurs, je ne me rappellerai d’aucun visage à l’issue de cette soirée. Néanmoins, ils sont regroupés, anonymes, autour du chevalet, leurs souffles chauds tombant sur mon dos.

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