Oclide, la table bancale

Oclide a emmagasiné tellement de frustrations qu’elle se précipite au devant les ordres de son Dominant. Malgré sa bonne volonté, elle va faillir…et sera punie. En plus de ce châtiment, elle continuera de subir l’imagination débordante de son Maître pervers.

La première pensée à mon réveil est dédiée à mon Maître. De fait, je subis ce besoin vital, issu de mes entrailles, j’ai faim de son contact et de son odeur. Ce sont les conséquences de tant de frustrations. Je me trémousse et me frotte comme une chienne, le pubis en avant tandis qu’il me caresse, indulgent. Mais le temps presse malheureusement, et, après un petit déjeuner à terre pris précipitamment, il détache mon collier à la dernière minute, juste avant de fermer la porte de notre maison… Mélancolique, je grimpe dans ma voiture…. vivement ce soir…

Assise dans le RER, je regagne maintenant notre paradis, abandonnant l’absurdité de cette journée derrière moi. Un message arrive sur mon téléphone, une courte vidéo plus précisément.

Pic de chaleur.

Je reconnais sur les images une chaise de notre salon décorée d’une dizaine de pinces à embouts plats faisant partie de notre arsenal de jeux. Je ne saisis pas tout de suite la signification mais les attaches s’envolent une à une du dossier du siège. Peu à peu, ce claquement si familier, puis comme une zébrure sur l’image me renseignent. Je suis en train de visionner un entraînement sur le maniement du fouet. Je crois deviner ce qui m’attend à la maison….

Effectivement, une demie heure plus tard, dépouillée de mon pantalon, il me prouve, jovial, son application. Il vise modérément mes cuisses, fesses, vulve… Je glapis.

« Je vais m’aguerrir, Oclide. Tu n’auras que ce prélude pour l’instant. Mon geste est encore trop hésitant mais je te fouetterai bientôt intégralement» dit il calmement.

« Je vais d’ailleurs en commander un de qualité qui soit à la hauteur de ton rang, soumise ».

J’apprécie sa démarche et surtout son engagement, transie du plaisir de la douleur future. La responsabilité du Maître est primordiale dans les pratiques Bdsm.

Encore émoustillée, il m’indique alors qu’il projette de sortir par conséquent, je vais l’attendre dans la cage paisiblement. A l’instar d’une bonne chienne qui attend son Maître. Je pénètre à l’intérieur et me recroqueville instinctivement. Quelques minutes plus tard, j’entends le bruit de la porte de la maison qui se referme.

L’impression ressentie à ce moment est encore plus extrême que lors de mes précédentes sessions d’enfermement. En réalité je suis isolée, plongée dans l’atmosphère silencieuse de la maison. Auparavant, il s’installait dans la même pièce ou me rendait visite régulièrement mais pas aujourd’hui. Pourtant, je pourrais sortir car il n’a pas fermé le verrou dans un souci de sécurité. Néanmoins, lui désobéir ne m’effleure même pas l’esprit. Sa volonté, supérieure me l’interdit. Mon conditionnement est total face à sa suprématie. L’attente est longue, une heure, mais je ne m’ennuie pas, tout mon esprit tourné vers cette contrainte ou plutôt vers cette bulle d’apaisement. Je m’y sens bien. Je crois que je sommeille quelque peu, le sourire aux lèvres. Réjouie de son retour, il ne m’accorde même pas un regard. Je reste en position, obéissante.

Pour le dîner, je vais lui servir de table. Très dégradant, je représente véritablement un objet, statique. La forniphilie modèle mon esprit comme d’habitude. Mon Maître dispose assiette, verre, couverts sur mon dos dont j’ai l’obligation de tenir le plus droit possible et grignote sereinement en regardant la télévision. De temps à autre, il me glisse une bouchée dans la gueule que je mâchonne avec prudence. Si un ustensile culbute, je serais châtiée. Le repas s’éternise ce qui veut dire que la posture est de plus en plus rude à tenir. Inquiète, je bouge de quelques millimètres pour répartir le poids de mon corps. Il me remet en garde. Je sers les dents.

Mais quelques secondes plus tard, la fatalité me rattrape, une assiette chute.

Mortifiée, je redoute sa réaction.

« Je suis déçu, Oclide ». Sa voix est lugubre.

Toutefois, La déception de ne pas avoir répondu à ses attentes me tord le ventre plus que la peur.

Je m’en veux énormément.

Je déteste l’idée d’avoir failli, l’idée de l’avoir trahi.

J’appréhende cette punition annoncée pourtant et c’est pourquoi je lui implore des excuses, Mais évidemment rien n’y fait.

« Tu vas être punie comme tu le mérites ».

Tapie dan un coin, je le regarde débarrasser les dégâts que j’ai causés.

« Tourne toi » m’annonce t il sèchement.

Je suis tellement affligée par ma faiblesse que je tente de dialoguer. Pour toute réponse, un

« Je ne veux plus t’entendre » méprisant me répond.

J’acquiesce les larmes aux yeux, la seule chose que je puisse faire est de recevoir sans broncher les vingts coups de cravaches qu’il m’offre. Les coups sont assénés avec vigueur, je le mérite. Sa nervosité est visible, son geste rageur. Son désir de me corriger s’assouplit lorsqu’il contemple les traits rouges qu’il a lui même dessiné.

J’ai mal. Mais encore plus mal au fond de mon ventre.

Tétanisée, je n’ose bouger.

« Tu vas servir d’urinoir, salope ».

Joignant le geste à la parole, il me traîne par les cheveux jusqu’à la salle de bain. Assise, face à lui sur le carrelage glacial de la cabine de douche, je patiente. Il tient son sexe agité de soubresauts dans la main, une goutte suivie par un long filet d’urine en jaillit. Il commence par les jambes, remonte sur le ventre et enfin le visage. J’ouvre grand la bouche pour lui prouver mon repentir. Il m’abandonne quelques gouttes que je bois avidement.

« Lave toi, tu es pardonnée »

Une fois douchée, je retourne au salon rampant humblement contre ses jambes.

« Tu es pardonnée ».

Mon ventre se dénoue enfin. Nous regagnons notre chambre.

« Ce soir, je vais t’utiliser mais je vais jouir dans un préservatif. »

Maintenant à quatre pattes, j’accompagne son mouvement pour le satisfaire et l’entends rapidement se soulager. Mon excitation regagne du terrain, timidement.

 « Au pied, tout de suite ».

Je me précipite et m’endors très vite, calée contre ses pieds au fond du lit. La nuit passe d’une traite. Lorsque le réveil hurle, il glisse sa main autour de mon collier pour me remonter auprès de lui. Bienheureuse, je vais me blottir dans ses bras mais il me retourne, baisse mon string et enfourne son pénis dans mon cul. Une dizaine de coups amples auxquels mon orifice y répond en offrant aucune résistance. Encore en pleine montée du plaisir, il se retire sans un mot. Frustrée, l’anus dilaté, je dois me retourner vers lui.

« Vas nettoyer ».

Je le prends donc en bouche délicatement et rapidement je le gobe. Quel délice…Au bout de quelques minutes, il repousse ma tête et se lève. Le petit déjeuner m’attendra à terre. Mais avant de poser, il m’ordonne de faire volte face et de me pencher en avant, pour descendre une nouvelle fois mon string. Déjà échauffée par nos premiers contacts, la tension monte d’un cran au moment où il introduit le préservatif de la veille au fond de mon cul.

« Tu vas le maintenir au chaud ».

L’extrémité dépasse et ballote contre mes fesses lorsque je marche, ajoutant à l’humiliation. Terrassée par la perversité de mon Maître. Nous terminons nos préparatifs du matin. Avant de sortir de la maison, il retire le préservatif mais le dépose au fond de mon string.

« La première chose que tu feras ce matin en arrivant au bureau, sera de boire mon sperme. Tu voyageras ainsi dans le RER ».

Le trajet ne fut pas habituel, même plongée dans mon livre , mon esprit s’égarait régulièrement entre mes cuisses. Comment mes voisins pouvaient ils imaginer ma situation ? La marche nécessaire pour regagner mon bureau provoque également un échauffement supplémentaire. A chaque pas, les frottements des cuisses me le rappelle. Arrivée au bureau, je salue à peine mes collègues et me précipite aux toilettes. Le sperme a la tiédeur de mon corps et le goût de mon Maître. Je l’avale goulûment et le remercie avec ferveur par un message. Ce soir me tarde….

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3 thoughts on “Oclide, la table bancale

  1. toujours un énorme plaisir à lire tes textes et voir au fil de la lecture l’évolution de votre AMOUR, 13 ans après et vous nous surprenez toujours, je découvre le Yoga BDSM 😉
    Bises à vous, je vais reprendre la lecture!

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