Privation d’orgasmes et cie pour Oclide

Le lendemain de notre week-end sulfureux à la Demeure, la vie civile redémarre, nous devons retourner vers nos vies professionnelles. Néanmoins, la parenthèse ne se referme pas complètement. En effet, nous sommes sans enfant le soir pendant une semaine donc bien que la journée soit occupée, nous retrouvons notre terrain de jeu… jusqu’à tard.

Pour l’instant, morose et nostalgique, je suis assise dans le RER, anonyme parmi les voyageurs endormis, tôt le matin, pour une journée de travail. Je m’interroge d’ailleurs, si je ne suis pas en train d’évoluer dans un mode parallèle. Après un classique petit déjeuner à terre, me voilà propulsée dans un tout autre rôle. En pilotage automatique, je regagne mon bureau et je ne tarde pas à recevoir un SMS.

« Prends l’enveloppe que j’ai mise dans ton sac à main et rends toi aux toilettes ».

Intriguée, je m’exécute, n’ayant absolument pas remarqué la présence de cet objet dans mes affaires. Maintenant confinée dans un toilette glauque de mon étage, j’ouvre ou plutôt déchire fiévreusement cette lettre intitulée :

« Je t‘aime ma soumise »

puis découvre , abasourdie, un préservatif rempli, accompagné d’un petit mot

« Tu sauras quoi en faire ».

Ces quelques lignes agissent comme une gifle virtuelle, la chaleur ravage immédiatement mon ventre, je replonge. Sans réfléchir je me mets à genoux, dénoue en tremblant le préservatif et renverse son contenu dans ma bouche sans en perdre une goutte. Je me délecte de son sperme. Essoufflée, la vulve inondée, je lui envoie un message à mon tour pour le remercier. Quelle emprise. Après cette scène irréelle, je ressors, écarlate, des toilettes et espère que mes collègues n’ont pas remarqué mon trouble.

Quelques heures sont passées, je me retrouve désormais dans notre salon où Maître M a décidé que je serai encore le pivot de sa perverse balançoire. Une nouvelle fois, des poids, des objets variés ont été accrochés à mes lèvres intimes. Outre le volume que cela représente qui apporte d’autant plus d’obscénité à la scène, je ressens la douleur qui s’amplifie. Le bruit de ferraille humiliant des poulies et des crochets couvre mes gémissements. Lui, assis confortablement sur le canapé renforce l’amplitude du balancier pendant de longues minutes.

Puis m’abandonnant à mon triste sort, il part s’occuper du dîner. Il revient chargé de petits fours disposer les plats sur la table. La suite prolonge mon supplice, en continuant de triturer les poids, il me laisse dans cette position, m’obligeant à prendre mon repas debout. A la fin de cette séquence, j’ai l’impression que mes grandes lèvres sont véritablement distendues si bien que je ne peux m’empêcher de glapir lorsqu’il ôte les pinces.

Ensuite, sa motivation va s’orienter sur mon humiliation. A quatre pattes, il me fixe des pinces à linge complétées de chaînes. J’en ai partout sur les lèvres de mon visage, sur les narines, les oreilles même sur la langue ce qui m’oblige à baver sans retenue. Cruel, il se moque ouvertement de mon apparence. Par surprise, quelques feuilles d’orties sont frottées sur ma peau pour achever son œuvre alors que j’ondule avec tout mon attirail sur la tête. Je ressemble à un bovin ? C’est l’image qui me vient en tête.

C’est dans ma nature, l’humiliation a toujours agit puissamment sur mon esprit. C’est pourquoi, je mouille abondamment et j’en deviens d’autant plus chienne, remuant sur mes pattes. Malgré ma transformation, il me calme progressivement me délivrant de mon accoutrement. Ces phases si contradictoires d’excitation et d’apaisement m’épuisent nerveusement. Nous regagnons notre chambre. Comme un objet qu’il déplace.

Nue, j’ai l’obligation de choisir la position par laquelle je vais me faire saillir.

« comme une chienne »lâche t il

Je halète, transpire lorsque je me positionne à quatre pattes encore une fois. Maître M me saoule de paroles, cultivant ce rabaissement animal. Me laissant languir alors qu’il tourne autour de moi, j’en arrive à le supplier de me pénétrer. Le corps a pris le pouvoir, ce n’est plus mon cerveau qui me dirige. Moqueur, il enfourne sa queue d’un coup où je manque de jouir en quelques secondes. Cette régression est épouvantable pour mon esprit, j’ai lâcher prise depuis longtemps. Quant à mon Maître, sadique, il m’offre encore quelques coups de queue puis se retire. Il s’allonge et m’ordonne d’éteindre la lumière.

Me laisser dans un tel état est une réelle torture. Mes gestes saccadés, ma respiration oppressée témoignent de ma détresse. Évidemment, il n’a aucune pitié envers moi. Je suis son jouet. Comme un dernier supplice, j’éprouve beaucoup de frustration lorsqu’il me commande de m’allonger au pied du lit. Cette position fait également partie de ma régression, cependant, je voudrais tellement au moins me lover contre lui.

Cette privation d’orgasme provoque ce besoin viscéral de contact. De toucher et d’être touchée. Pourtant, puisant dans mes dernières ressources, je gagne ma place, docile, au fond du lit. Pour compenser le manque, je me couche sous ses pieds, je sens au moins sa chaleur… Pantelante, je n’ai pas le choix, ayant l’interdiction de me caresser et me retourne de nombreuses fois avant trouver péniblement le sommeil.

La nuit fut agitée, je me réveille plusieurs fois, sérieusement étonnée de cette moiteur entre mes cuisses. Lorsque je passe juste ma main dessus, elle ressors trempée, je dois m’essuyer avec le drap… Incroyable… Mon corps est en effervescence même lorsque je dors et que mon esprit ne contrôle plus rien. Je n’aurais pu imaginer de telles conséquences ou une telle ascendance sur moi. Je redécouvre mon corps.

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