Oclide et Maître M à la Demeure – 1ère soirée

Maintenant installés à la Demeure, Oclide et Maître M s’apprêtent à vivre leur première soirée.

[…] 20 h à la pendule, il est temps de nous rendre à notre invitation. Tant bien que mal, je descends l’escalier, perchée en haut de ces immenses talons. Maître M a remplacé le corset par un chemisier qui ne possède aucun bouton, rentré dans une mini jupe, laissant remarquer la chaînette qui relie mes deux tétons. De lourds bracelets en cuir avec mousquetons et des bas complètent mon accoutrement. Le foulard dissimulant le collier est depuis longtemps retiré, une laisse y est dorénavant accrochée. Lui même a passé chemise et pantalon noirs qui rehaussent encore son austérité.

Intrigués par nos futurs complices, nous découvrons Merlain, Plume et un couple de quadragénaire debout autour du bar de la maison, tous souriants. Les présentations sont faites par Merlain : C et Maître F. Puis, pour briser la glace, Merlain nous sert un cocktail maison et Plume propose immédiatement d’effectuer un tour de bar en commencent par elle. Je regarde avec émerveillement cette femme, belle soixantaine également, nous raconter son vécu, partageant son sourire lumineux.

Son premier mariage malheureux puis la découverte de la soumission, son besoin bestial de l’assouvir, sa passion geek qui lui permet aussi de plonger dans sa passion à laquelle s’ensuit sa rencontre avec Merlain, leurs jeux qui s’inversent, devenant dominante et enfin la création de ce gîte son succès quelques fois chronophages mais lieu de si belles rencontres.

Tout dans cette femme inspire la bienveillance, une riche expérience de la vie et une belle personnalité. Elle partage en compagnie de Merlain un monde réel fait de plaisir et surtout d’ouverture d’esprit. Maître M comme moi sommes subjugués et entièrement conquis. Maître F et C nous narrent à leur tour leur histoire.

C, une magnifique brune d’allure bourgeoise dans un corps de poupée sensuelle nous explique son attirance depuis de nombreuses années pour le SM comme soumise. Sur un site dédié, elle a rencontré Frédéric et partage dorénavant leur mode de vie SM. Dès qu’ils se retrouvent le soir, le collier est posé et les jeux commencent.

Maître F, tout en noir, est sur de lui, un brin autoritaire dans sa posture a déjà vécu une vie antérieure vanille et vit maintenant avec sa soumise ses envies. C est vêtue d’une robe rouge minimaliste et de son collier, se tient debout près de lui.  Nous remarquons alors qu’elle interroge son maître pour chaque action qu’elle effectue. Leur relation est très protocolaire : « Puis je m’asseoir Maître ? « , « Puis je boire mon verre ? ». Tout ceci se fait d’une voix douce mais révèle leur longue complicité et leur état d’esprit.

Le repas débute alors, nous nous installons autour d’une table massive, à la décoration raffinée par de belles assiettes, verres, chandeliers et de musique douce. L’atmosphère, bien que décalée, est détendue et chaleureuse. Plume et Merlain nous servent un menu fait maison et nous font découvrir la coutume de la maison. Ainsi, un dé spécial est jeté et le perdant servira le café seulement vêtu d’un tablier de soubrette. Le jeu commence et Maître M perd la partie. Il a pourtant le choix de me donner ce rôle mais espiègle, décide de le garder. Les discussions vont bon train, chacun racontant ses expériences, autour des plats succulents.

Tout d’un coup, Maître M, écarte mon corsage pour mes seins ressortent. Les regards se dirigent vers moi et mon attitude change immédiatement. Effectivement, j’obéis avec joie lorsqu’il me demande de venir s’agenouiller à ses pieds, la tête posée sur ses cuisses pendant qu’il continue de d’échanger tranquillement. La situation devient irréelle, je deviens sa chienne en public.

Maître F ôte la robe de C qui reste assise à table, nue, qui rentre à son tour dans le jeu. Les Maîtres s’égaient, en caressant leurs soumises de manière obscène et je me déplace à quatre pattes, tirée en laisse jusqu’à sa vulve gonflée. Je lèche avidement son entre jambe tandis que mes tétons sont mis à mal par mon Maître. Les commentaires méprisant tombent et les mains se perdent. Avant de perdre totalement leurs sang froid, les Maîtres nous font regagner notre chaise pour déguster notre dessert. Nous avons établie une connexion.

Pour la suite, Maître Frédéric a sorti ses martinets. Ce sont de nobles objets, d’un esthétisme soigné par le nombre saisissant de lanières en cuir blanches et noires et leurs poignées aux décorations travaillées. Curieux, Maître M l’interroge sur sa provenance, d’autant plus surpris par leur maniabilité.

« Le Loup Blanc », fabriquant énigmatique d’accessoires BDSM est un véritable orfèvre en la matière. Du reste, Maître F s’empresse de nous donner une démonstration en attachant C par les poignets, qui écartés, sont reliés à une longue chaîne partant du plafond. Juchée sur ses talons, elle présente ses fesses laiteuses encore indemnes. Les coups de martinets pleuvent, les lanières enroulent son postérieur déjà rougissant tandis que ses main se crispent sur ses attaches. Ses gémissements se font entendre sous le regard subjugué du public.

Alors que Maître M saisit le martinet à l’invite de son accolyte afin de le tester sur sa soumise, il me conduit dans la cage. Je peux ainsi apprécier la scène à travers les barreaux et contempler son don de soi. Très satisfait, Maître M souhaite évidemment les tester sur moi. Avec ma cagoule, je remplace donc C avec envie mais aussi avec l’appréhension de me retrouver sur le devant de la scène. Je le devine également tendu pour la même raison. A ma grande surprise, ce sentiment disparaît au bout de quelques secondes car me laissant complètement envahir par mes sensations. De fait, je suis partie dans mon monde et je devine, heureuse, qu’il m’y a rejoint. Lorsqu’il me débarrasse de ma cagoule, je cligne des yeux mais j’aperçois tout de suite les sourires de ce moment émouvant partagé. Fouettée en public, mon cerveau met quelques minutes à digérer l’information.

Encore grisée par les émotions, je me rassois à table car c’est le moment du café. Mon Maître, bon joueur, nous fait le service en petite tenue, les fesses découvertes, même pour nous, les soumises aux yeux rieurs. La plaisanterie continue lorsque nous découvrons les fameuses meringues de la Demeure en forme de sexe, de vulve et de seins. Le boulanger de la ville les pâtissent spécialement pour eux.

Cependant, l’aparté bon enfant s’achève, mon Maître a repris sa posture et m’agenouille à nouveau devant lui. Il m’ordonne de remercier nos hôtes pour leur accueil. Je marche donc à quatre pattes, traînée en laisse jusqu’à Merlain, me frottant contre ses jambes, tête basse. Je lui murmure un « merci » qu’il me rend en me flattant de ses caresses. Vite rejoins par C dans la même position, c’est au tour de Plume qui effleure mon dos « Tu es une bonne soumise » me dit elle, mon visage entre ses mains. Elle nous fait cadeau d’un baiser sur la bouche.

Pour autant, la soirée est loin d’être terminée et nous sommes maintenant dirigées vers les insolites meubles rouges du salon. Le principe est de s’installer à quatre pattes, les pieds et bras sont entravés sur des emplacements plus inférieurs, ce meuble se nomme un chevalet. Ainsi positionnée, C présente son cul en l’air, elle a maintenant un bâillon dans la bouche d’où s’écoule la salive. La séance de martinet peut débuter, nous observons Maître F prendre de l’amplitude avec son bras jusqu’à l’impact sur ses fesses. Elle ondule, gémissante, encaissant la centaine de coups. Lorsqu’elle redescend, ses yeux sont brillants de larmes….de joie et d’amour. A mon tour désormais, je grimpe, en maintenant bien en l’air mes fesses afin de jouir de l’enroulement des lanières. Les émotions sont indescriptibles encore accrues par la venue de l’ensemble des personnes qui se rapprochent pour me caresser. Je sens les doigts, des langues s’introduire dans tous mes orifices dilatés. Ne pas jouir…surtout ne pas jouir….. La suite est un mélange de gifles, les seins malmenés sous une flopée d’injures.

C’est sans compter qu’il est temps de descendre au donjon. Une poingée de minutes plus tard, j’observe maintenant C debout, les mains derrière le dos, des cordes enroulant son corps, un masque sur les yeux. Elle tremble car ne sait à quoi s’attendre. Nous la caressons puis, Maître F installe les pinces japonaises sur ses tétons. Elle exprime sa douleur dans des râles profonds, les seins ainsi étirés et déformés. Il accentue sa perversité en usant du paddle et du martinet sur ses cuisses et ses fesses. Le plaisir est palpable quand elle plonge au profond d’elle même. Moment intense.

Quant à moi, je suis guidée vers un siège, les jambes écartées à l’extrême, je vais auditionner cette mystérieuse boite à tête. Je suis fébrile d’autant plus que les trois lourds morceaux de bois pèsent sur mes épaules et mon dos. Les yeux écarquillés, je fixe le quatrième côté de la boîte s’insérer devant mon visage. Par conséquent plongée dans le noir, même le son me parvient de manière assourdie, comme dans un cocon. Je me rends compte très vite que seule ma tête est protégée, et que le reste de mon corps est mis à disposition. Je me sens très vulnérable et désorientée face à cette dichotomie inhabituelle. Devenue extrêmement sensible au toucher, les multiples doigts qui me pénètrent, pincent et tirent sur ma vulve me font mouiller abondamment. Ma respiration s’amplifie et raisonne dans la boite tandis que j’entends leurs commentaires étouffés, moi seule entend mes lamentations

J’en ressors finalement pour être conduite jusqu’au fauteuil gynécologique. Nos complices partent se coucher mais Maître M opte pour une ultime scène. Allongée sur le siège médical, il profite de mon agencement pour pilonner ma chatte tout en frappant mes seins mis en avant. Je hurle de plaisir, toujours aussi tourmentée par cette interdiction de jouissance. Le moment est très puissant libérant l’énergie sexuelle de mon Maître accumulée depuis le début de la soirée. Ses mouvements durent une éternité puis il m’attrape les poignets pour me plaquer au sol, exténuée, allongée sur le carrelage froid, il gicle dans ma bouche. La soirée s’achève et nous remontons épuisés dans notre chambre, s’enlacer. Le sommeil ne tarde pas à venir, il est 3h du matin.

[…]

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