Les urticantes, une addiction si perverse

Malgré une séance très éprouvante d’urticantes la veille, le corps marqué d’Oclide les réclame à nouveau. Cette plante, telle une drogue, lui fait ressentir un état de manque. Si agressive et pourtant si douce, l’ortie ne quitte pas son esprit. Elle supplie donc son Maître pour qu’il lui fasse cette nouvelle offrande.

Au réveil, l’empreinte de picotements marque ma peau, les seins ont revêtu une belle couleur rouge écarlate et ma vulve est encore agitée de crispations de désir, non assouvie. Le ventre, le dos, les cuisses sont maculés de traces. Le grand miroir de la salle de bain renvoie ces images de concupiscence passée au travers des morsures de la plante. Pour les partenaires BDSM, les marques sont symboliques. La soumise y contemple son don de soi et son appartenance au Maître. Quant au Maître, il y apprécie son emprise.

Je m’habille et les frottements des tissus brisent, à leur tour, les multiples  « aiguilles », minuscules, invisibles à l’œil nu, restes de la veille, encore plantées sur ma peau. Même le jet de la douche ne parvient pas à les extraire. L’urticante détient ce joli pouvoir de maintenir et de nous rappeler à son bon souvenir pendant plusieurs heures voire plusieurs jours. Son effet se propage au-delà de la séance. Ce qui fait, entre autre sa particularité.

La journée vanille s’égrène tranquillement, ponctuée innocemment par ces irritations passagères. Innocemment ? Peut être pas. La soirée s’approchant, mon corps réclame à nouveau les baisers de feu. Il faut savoir que les urticantes sont incroyablement addictives. L’épiderme, échauffé et sublimé, a emmagasiné le venin de la plante. Étonnamment, le corps revendique une fois de plus, ce tendre martyr . J’en fais part à mon Maître, humblement, qui sourit et me rassure en m’indiquant qu’il avait prévu un programme adéquat pour moi…

Les rituels familiaux effectués, je constate qu’il revient avec un magnifique bouquet d’orties. A nouveau. Pourtant, je frissonne malgré ma lubricité. Nous montons rapidement dans la chambre. Curieusement, je dois garder mon débardeur. Ensuite, j’enfile une culotte en latex fendue très moulante. Ce sous vêtement, très étriqué, dévoile de façon indécente mon bas ventre suintant. Seules les lèvres débordent. Lentement, il promène un peu de verdure sur les chairs luisantes alors que je suis assise face à lui, jambes écartées sur le matelas. Mon interaction est instantanée, j’accomplis des sauts de carpe dans le lit en gémissant de plaisir, quasiment en état de manque. Il raille de mes gestes saccadés et de ma difficulté à rester en place face aux attaques du végétal. Sa demande d’immobilité est d’autant plus ardue que je ne suis pas entravée, tout est donc une question de volonté. La chaleur m’envahit, je transpire et la respiration est devenue depuis longtemps haletante.

Tout à coup, je suis tenue de me mettre à genoux, les mains posées sur la tête. Il m’enfile une cagoule en cuir, très serrée, me privant de la vue. Pendant quelques secondes, j’appréhende la suite, ne devinant rien. Sans un bruit, il enfourne hâtivement, par poignées successives, une quantité imposante à l’intérieur de la culotte, à l’avant et à l’arrière. Le choc, l’exaltation reviennent brutalement, les sensations sont décuplées, je me trémousse de volupté, ma chatte, électrique, ruisselle et je me balance sur moi même, le buste en avant, les bras encore sur la cagoule, au rythme de ses caresses incessantes et perverses. Les urticantes se répandant presque hors du sous vêtement, je lache prise et  je plonge dans une transe de luxure.

Je suis ramenée à la réalité par sa voix qui m’indique de baisser les bras et de sucer son sexe tendu. Chaque déplacement favorise les nouvelles injections, je lui avale sa queue goulûment. Il prend son temps pour en profiter et m’insulter. Ayant bien profiter de ma bouche, je reçois l’autorisation précieuse, de pouvoir m’allonger ses côtés. Je n’ai qu’un seul objectif, une seule obsession, pouvoir le toucher. Ce besoin noue mon ventre et me fais trembler, je ne contrôle plus mes gestes. J’ai envie de frotter ma culotte remplie contre sa cuisse, faisant monter le désir en moi comme une chienne. Agacé, il se lève, et posant un pied sur mon dos, il me maintient immobile. Prenant son temps, il fume une cigarette et me regardant me tordre dans tous les sens.

Soudain, je dois reprendre la position, à genoux et les mains croisées au-dessus de la tête. Cette fois, il bourre d’orties mon débardeur. Je redeviens hystérique et hurle. Il enfonce sa queue dans ma bouche pour faire taire le bruit. Les émotions sont puissantes, contradictoires, alternant entre la douleur et le plaisir. La cyprine s’échappant de mon sexe augmentant encore, si cela est possible, la souffrance. Il me caresse doucement la poitrine à travers le tissu multipliant ainsi les contacts avec le bouquet calé entre mes seins. Je reprends ma respiration, profite du geste et recherche immédiatement son sexe pour répondre à mon besoin de plaisir. Ce  jeu dure un petit moment, je suis véritablement dans un autre monde.

Je l’entends à peine, lorsqu’il me force à m’étendre sur le dos, les jambes écartées. Il me signale qu’il va jouir sur ma culotte et me donne la permission de pouvoir me caresser par la suite. Ce moment est tellement rare, inaccoutumé. J’ose à peine y croire. J’attends avec impatience, encore plus excitée, sa délivrance. Je l’entends grogner puis quelques secondes me suffisent alors pour atteindre un orgasme puissant, mes doigts effleurant à peine mon clitoris, tandis que j’étale son sperme sur le latex. L’émotion, si intense, me foudroie, je suis incapable de faire le moindre geste. Vide. Inerte. C’est à peine si je sens ses mains me déshabiller et rabattre le drap sur moi.

Exténuée, vidée, soumise, je sombre. Merci Maître.

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